C’est la question qui revient le plus souvent quand un employeur reçoit la candidature de quelqu’un qui n’est pas citoyen canadien : « est-ce que je peux l’embaucher ». La réponse tient presque toujours à un mot inscrit sur son permis.
Le permis ouvert
Il permet de travailler pour presque tout employeur, partout au Canada. La personne peut commencer chez vous sans qu’aucune démarche soit lancée, sans délai de traitement, et sans qu’aucune obligation de conformité ne pèse sur vous.
Concrètement : pas de compte à ouvrir au portail des employeurs, pas d’offre à déposer, pas de frais gouvernementaux à payer. Du point de vue administratif, c’est une embauche ordinaire.
Les permis ouverts les plus fréquents sont le permis postdiplôme, le permis de conjoint et certains permis délivrés dans le cadre de programmes d’échange de jeunes.
Le permis fermé
Il est lié à un employeur nommé sur le permis. Si ce n’est pas vous, la personne ne peut pas commencer à travailler chez vous, même à temps partiel, même temporairement, tant qu’elle n’a pas obtenu un nouveau permis.
C’est là que se produisent la plupart des erreurs de bonne foi. Un candidat dit « j’ai un permis de travail valide », ce qui est vrai, mais son permis ne l’autorise pas à travailler pour vous.
Ce qu’il faut regarder sur le document
- Le type de permis et le nom de l’employeur s’il y en a un
- La date d’expiration, et si une demande de prolongation a déjà été déposée
- Les conditions et restrictions inscrites : certains permis excluent des secteurs précis, ou exigent un examen médical pour travailler avec des enfants ou dans l’agroalimentaire
Le cas du statut maintenu
Si la personne a déposé sa demande de prolongation avant l’expiration de son permis, elle conserve le droit de continuer à travailler aux mêmes conditions pendant l’étude du dossier. Les mêmes conditions : si le permis expiré était fermé, elle ne peut toujours pas changer d’employeur.
Une demande déposée après l’expiration ne produit pas le même effet. C’est pourquoi les dates comptent autant, et pourquoi il vaut mieux poser la question tôt.
Ce que nous faisons de notre côté
Nos recruteurs recueillent les documents et notent ce qui y figure, sans l’interpréter. L’analyse et la qualification reviennent à l’équipe juridique. Aucun candidat dont la situation est incertaine n’est présenté à un employeur avant cette validation.
Si vous avez un doute sur un candidat, envoyez-nous la situation. C’est exactement le genre de vérification qui prend dix minutes et qui évite un problème de conformité six mois plus tard.
